Études

Le confinement et la sexualité : une baisse générale de la libido

Une étude réalisée pour Charles.co, dévoilée le 5 mai 2020*, montre à quel point la promiscuité, les changements d’habitude, et bien sûr le stress de la situation causent une baisse de libido chez presque tous les répondants.

Les premiers jours ont conduit beaucoup de personnes à se tourner vers le cybersexe, le porno (les statistiques des plateformes de vidéos porno ont explosé) ou les relations virtuelles (27% des personnes interrogées déclarent avoir eu des échanges avec des personnes rencontrées sur internet pendant le confinement)

Pour des témoignages sur les débuts, lire l’article « comment le confinement a transformé la vie sexuelle de ces couples » (Huffington Post)

Il semble cependant que cette excitation du début se soit tassée, et que le tableau semble davantage virer à une baisse générale de l’activité sexuelle.

Moins de rapports sexuels

44% des Français affirment ne pas avoir eu de rapports sexuels au cours des dernières semaines (contre 26% avant le confinement)
Chez les célibataires, le confinement accentue bien sûr ces chiffres, avec 87% contre 56% auparavant.

42% des personnes interrogées continuent à se masturber
35% chez les personnes qui vivent en couple, et 53% chez les célibataires.
(57% chez les hommes / 29% chez les femmes)

15% déclarent avoir très peu de pulsions sexuelles ou envie de faire l’amour depuis le début du confinement. Cette proportion monte à 23% chez les moins de 25 ans.

La sexualité dépend de la distance. Si l’on est constamment collé l’un à l’autre, elle s’épuise. Il faut une certaine nourriture extérieure, un imaginaire pour la faire vivre.

Mireille Dubois Chevalier, sexologue,
dans un article de BFM TV sur la sexualité pendant le confinement

Une sexualité moins satisfaisante

26% des personnes interrogées se déclarent satisfaites de leur vie sexuelle (contre 30% avant le confinement).
Pour les couples, c’est 32% de satisfaits, contre 39% avant.

La chute de l’activité sexuelle des Français n’a pas altéré uniquement les célibataires qui se sont retrouvés, par la force des choses, dépourvus de partenaire, mais a également affecté les personnes en couple devant supporter la promiscuité et des conditions de vie multipliant les risques de tensions et disputes conjugales

François Kraus, responsable du pôle Genre, sexualité et santé sexuelle à l’Ifop

Des relations de couples mises à rude épreuve

Si 60% des couples pensent que cette période n’aura pas joué sur leur relation à long terme, 11% souhaitent prendre du recul après le confinement, et 4% déclarent souhaiter divorcer.

source : Pourquoi Docteur

*Enquête réalisée auprès d’un échantillon de 3 045 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, par questionnaire auto-administré en ligne du 24 au 27 avril 2020.

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