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Une étude anglaise pointe la méconnaissance générale de l’anatomie féminine

L’enquête parue dans le International Urogynecologic Journal a notamment révélé que moins de la moitié (46 %) des personnes interrogées pouvaient identifier le nombre de « trous » que les femmes ont dans leurs parties intimes.

Évaluer la connaissance de l’anatomie féminine par le grand public (hommes et femmes)

Des chercheurs de l’hôpital Addenbrookes de Cambridge, en Angleterre, voulaient étudier la compréhension de l’anatomie parmi le public, dans l’objectif de pouvoir mieux communiquer sur le prolapsus des organes pelviens, et d’offrir aux femmes concernées la possibilité de prendre des décisions informées.

Les participants devaient répondre à l’étude en deux temps.

Dans le premier temps, on leur demandait simplement « combien de trous une femme a-t-elle dans ses parties intimes ? » et de les nommer.
Dans le second, on leur présentait un diagramme avec sept structures annotées (grandes lèvres, petites lèvres, clitoris, urètre, vagin, périnée, anus), et on leur demandait d’étiqueter autant d’entre elles que possible.
Les dénomination usuelles (« trou du cul », …) étaient acceptées et comptées comme correctes.

Seulement 46% des participants ont correctement identifié que les femmes ont trois trous. Les « trous » les plus fréquemment mentionnés étaient :
• le vagin (67 %)
• l’anus (55 %)
• l’urètre (35 %).

Reconnaître et nommer les différentes parties de l’appareil génital féminin

Dans la partie étiquetage de l’étude, seuls 9% des participants ont été en mesure d’étiqueter correctement les sept structures annotées.
Les structures les plus identifiées correctement étaient :
• le vagin (71 %)
• l’anus (67 %)
• les lèvres (49 %).

La plus grande confusion est venue entre l’urètre et le clitoris.
Sur les 73 % de personnes qui ont étiqueté le clitoris, 63 % l’ont étiqueté correctement tandis que 9 % l’ont étiqueté comme l’urètre.
Sur les 51% de personnes qui ont étiqueté l’urètre, 51% l’ont étiqueté correctement et les 49% restants l’ont étiqueté comme le clitoris.

« La recherche future devrait se concentrer sur des interventions efficaces pour briser les tabous, élargir les connaissances et permettre ainsi aux femmes de participer à une prise de décision partagée significative avec les cliniciens. »

L’étude n’a pas révélé de grandes différences entre les hommes et les femmes dans leur capacité à étiqueter les structures, à part que les femmes étaient plus susceptibles d’être en mesure d’étiqueter l’anus et le vagin que leurs homologues masculins. Une idée fausse commune pour tous était que le col de l’utérus était un trou génital externe.

Source : I Fucking Love Science

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